Textes du Père de Clorivière

La vie fraternelle selon Pierre de Clorivière

Sur la charité, qui, de nos cœurs, n’en doit faire qu’un seul en Jésus-Christ

« La multitude de ceux qui croyaient n’avait qu’un seul cœur et qu’une âme (Ac 4,32) »

Dans la suite du Christ, l’appel à vivre fraternellement n’est pas facultatif. C’est en effet là que se vérifie notre qualité de véritables disciples : manifester de l’amour les uns pour les autres, former ainsi un même Corps, et avoir ‘une même âme’. Cet accueil des autres exige un dépouillement souvent difficile, voire au-delà de nos forces. L’amour est à recevoir comme une grâce, qu’il nous faut demander sans cesse à Dieu le Père.

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La consécration au Christ dans le monde

Au cœur de la Révolution française, Pierre de Clorivière propose une forme de vie consacrée et précise ce qu’il veut pour la Société du Cœur de Jésus et pour les Filles du Cœur de Marie : être de Jésus-Christ tout en étant dans le monde.
Plusieurs textes confirment ce choix : les Plans des sociétés (1790 et 1792) ; Mémoire aux évêques (1798) ; Mémoire au Pape (1800), au Cardinal Caprara (1802) ; Exposé de l’Œuvre (1808) ; Lettres circulaires ; Manuel des Filles du Cœur de Marie (1818) etc…

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Nous conformer au Coeur de Jésus

« Ce qu’il nous convient de faire, pour donner de l’efficace à nos prières, et pour ne point mettre d’obstacle aux desseins de miséricorde que le Seigneur aurait sur nous, c’est maintenant de faire de nouveaux efforts pour lui plaire, c’est d’ouvrir entièrement nos cœurs à des sentiments conformes à ceux de notre divin Sauveur, selon ces paroles de l’apôtre, que nous avons mises au commencement de cette lettre : « conformer en tout vos sentiments à ceux de Jésus-Christ » (Ph 2, 5).

Il nous enseigne par là que nous ne devons  point  avoir d’autres sentiments que ceux de Jésus-Christ, que les désirs et les affections de son divin cœur doivent être les nôtres, que nos cœurs doivent être formés sur le modèle du sien, qu’ils doivent en être la vivante image. »

Pierre de Clorivière. 1e Lettre circulaire, 14 février 1799, éd.Durassié, Paris 1935, p. 17

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Etre spirituel

L’homme intérieur qui voudrait n’agir, autant que la faiblesse humaine et la condition de la vie présente le lui permettent, que par ce principe divin qu’il possède en lui-même, et qui n’est autre chose que l’Esprit vivifiant par lequel il a été régénéré et fait enfant de Dieu, et qui s’est communiqué à lui plus abondamment dans les autres sacrements, selon ces paroles de l’apôtre : « la charité de Dieu a été répandue dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné ». (Rm 5, 5) ; l’homme intérieur se rapporte lui-même et toutes ses actions à Dieu. Dans tout ce qu’il fait il ne cherche que le regard de Dieu ; et par ce qu’il sait que les regards divins sont attachés sur ce qu’il y a de plus intime en nous, « Dieu plus intérieur à mon cœur », que c’est l’hommage du cœur qu’il attend de nous : « Dieu regarde le fond du cœur » (1 R 16, 7), il s’applique avant toute chose à réformer ce qu’il y a dans son cœur de vicieux et d’imparfait, et tous ses soins tendent à embellir en lui-même c’est image que Dieu y a gravée de son Divin Etre et qui n’est aperçu que de lui.

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Heureux les pacifiques

[…] La paix qui est l’objet de cette béatitude est celle de Jésus-Christ, apportée par lui à la terre et promise aux hommes de bonne volonté ; c’est la paix avec Dieu, avec le prochain et avec soi-même, dans une pleine soumission à la volonté de Dieu. Elle est réservée à ceux qui cherchent la gloire de Dieu, qui résistent fortement au monde, aux démons et aux passions, qui ne souffrent en eux-mêmes rien qui puisse déplaire à la divine majesté.

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