Qui sommes-nous ?

Une famille spirituelle dont les liens sont fondés sur la volonté commune de suivre le Christ de plus près. Et cela, dans l’héritage de la tradition ignacienne, de la spiritualité du Cœur Jésus et du charisme reçu de nos fondateurs.

Notre famille est issues des membres du peuple de Dieu, femmes et hommes, de toutes cultures et de toutes nations.

Notre famille est soucieuse de respecter la spécificité des sacrements reçus dans la diversité des vocations. Elle se compose de 4 branches :

  • L’Institut Séculier des Prêtres du Cœur de Jésus (ISPCJ)
  • L’Institut Séculier Féminin du Cœur de Jésus (ISF)
  • L’Institut Séculier Masculin du Cœur de Jésus (ISM)
  • La Société de Vie Évangélique du Cœur de Jésus (SVEJC)
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Vie en plein monde


Répondre à un appel de Dieu

 Il y a bien des façons d’être proche des hommes. Tu chercheras où et comment le Seigneur t’appelle au milieu d’eux. Il te faudra connaître les forces de toute nature qui travaillent ce monde. Ainsi que les courants de pensée qui le traversent et nous habitent. Comme les intérêts qui s’y affrontent, les structures qui écrasent ou font grandir. Tu auras à accepter que d’autres, proches ou lointains, portent sur le monde un autre regard que le tien. En effet, tu n’oublieras pas que c’est d’abord le cœur qui nous fait prochain de ceux que nous rencontrons. Et tu veilleras à grandir dans la simplicité et l’humilité qui te rendront digne de l’amitié des plus petits. En effet, ces dispositions te permettront d’entendre des appels nouveaux. Et aussi de chercher avec tes frères, prêtres et laïcs, des formes toujours nouvelles de présence au monde. (Livre de vie N° 14)

Dans le monde entier

Nés dans le monde, nous portons jusque dans notre chair la trace de nos origines. Solidaires à la fois de notre milieu et du monde entier, nous sommes marqués par la culture de notre pays et de notre temps. Nous avons à prendre conscience de cette condition d’homme avec son dynamisme et ses lourdeurs, à accueillir les richesses des autres, si étranges soient-elles, pour être capables de collaborer avec tous à la construction d’un monde meilleur. (Livre de vie n°12)
Hommes au milieu des hommes, nous voulons vivre selon l’Esprit du Christ. Nous voulons connaître et aimer nos frères, par
tager leur vie et les servir comme a fait celui qui est passé au milieu de nous serviteur, lui le Seigneur et le maître. C’est lui qui suscite en nous la volonté d’être attentifs à tous, à l’écoute de l’Esprit qui travaille au cœur de tout homme. (Livre de vie n°13)

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Nos fondateurs

Pendant la Révolution, le 19 juillet 1790, Pierre de Clorivière, jésuite, reçoit l’inspiration de fonder une société « d’un genre nouveau ». Il s’agit d’une société dans laquelle les membres professeraient les Conseils évangéliques désormais interdits, ‘sans vie commune, ni uniforme, ni œuvres’, dans une présence évangélique en plein monde. Le 2 février 1791, dans la chapelle du Martyrium de Montmartre, Pierre de Clorivière et quelques prêtres prononcent leur engagement dans la ‘Société du Cœur de Jésus’.

Né en 1862, le Père Fontaine est issu d’une famille modeste. Après un passage dans la congrégation des frères de St Vincent de Paul, il deviendra prêtre du diocèse de Paris nommé à Clichy où il crée de nombreuses œuvres, patro, école, associations caritatives…

En 1915, il est nommé curé de saint Antoine des quinze-vingts où il restera jusqu’à sa mort en 1920. C’est durant cette période qu’il réalisera son rêve d’une communauté de prêtres diocésains avec des vœux religieux : il relance la société des prêtes du cœur de Jésus, retrouvant l’initiative du père de Clorivière.

Né en 1928 et mort 2002 à Rome, est un prêtre catholique vietnamien, archevêque de Saigon. Emprisonné par les autorités communistes pendant 13 ans à cause de son ministère, il est autorisé à se rendre à Rome puis, une fois sur place, est déclaré persona non grata au Vietnam. Il trouve refuge au Vatican où le pape Jean-Paul II le nommera cardinal et préfet du Conseil pontifical Justice et Paix. Inspiré et aidé par les prêtre du cœur de Jésus, il crée au Vietnam les groupes espérances (spes) qui intègrent la Famille Cor Unum quelques années plus tard à sa demande.

Son procès en béatification est en cours, et l’Église catholique l’a reconnu «Vénérable» en mai 2017.

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Le Livre de vie

Le Livre de Vie est la référence commune à la Famille Cor Unum. 

Cette Règle de Vie est le lien de notre unité. Tous ensemble, frères et soeurs des Instituts séculiers du Cœur de Jésus et de la Société de vie évangélique, dans la diversité de nos existences, nous voulons vivre aussi totalement que possible les exigences et le rayonnement de la consécration baptismale.

De ce trésor, par une fidélité créatrice, nous tirons du neuf et de l’ancien.

FAMILLE COR UNUM               LIVRE DE VIE

AVANT-PROPOS

Voici une réédition de la « Règle de Vie des Groupes Évangile et Mission» publiée le 2 février 1987 et dont on
retrouvera ci-après la présentation de l’époque. Cette nouvelle publication prend en compte la constitution de la Famille Cor Unum décidée par l’Assemblée Générale de Lyon en 1996 : selon le désir de l’Assemblée fédérale de Banneux. C’est la seule modification apportée au texte initial.

Beaucoup des éléments de ce texte ont été intégrés, ces dernières années, dans les Constitutions des trois  Instituts séculiers et le Projet de vie de la Société de vie évangélique qui composent maintenant la Famille Cor
Unum.
Cependant, au-delà de ces références particulières, il nous fallait signifier notre référence spirituelle commune; il nous fallait garder un accès direct à la puissance de ce texte-source, afin de rester constamment ouverts au Souffle
nouveau qui nous tourne vers l’avenir. C’est pourquoi, en le rééditant, en le diffusant à nouveau, nous en disons l’actualité et le désignons comme notre Livre de Vie.

La qualité spirituelle et littéraire de ce texte a fait jusqu’ici le bonheur des frères et des sœurs dont il a inspiré et
soutenu l’engagement ; traduites en diverses langues, ces pages ont été nourriture substantielle au cours de rencontres de groupes, de récollections, de retraites. Pour autant, ce document ne nous enferme pas en sa propre
richesse et il nous ouvre à bien d’autres écritures dont il s’est inspiré ou qu’il a inspirées ; c’est ainsi qu’il faut comprendre par exemple, la publication jointe, dès la première édition, des Orientations de deux assemblées générales, particulièrement décisives dans l’histoire du charisme qui nous rassemble.

Constitutions et Projet de Vie, messages des assemblées générales et des rencontres internationales1, premier
essai de charte pour la Famille2: autant de textes, aux genres littéraires et aux statuts différents, qui constituent comme un corpus ou ensemble d’écritures, un patrimoine qui nous fait vivre, dit notre originalité et marque os évolutions. Ainsi pouvons-nous, de multiples manières, nous approcher de la Source d’eau vive. Le Livre de Vie, qui demeure le symbole de notre appartenance commune à la Famille Cor Unum. De ce trésor, par une fidélité créatrice, nous saurons tirer du neuf et de l’ancien.

robert mendiburu
Président de la Famille Cor Unum

Prends ce livre entre tes mains,  frère et sœur des «Groupes Évangile et Mission ». Ouvre-le comme un livre de vie, avec confiance et dans la joie. En lui, l’Évangile frappe à ta porte.

Tu n’y trouveras ni un carcan pour canaliser ton existence, ni un tracé pour museler ton caprice, mais la douce et exigeante invitation de Jésus à « Le suivre de plus près ».

Si tu veux vivre la vie des hommes sous le regard de Dieu et tenir le monde entier dans la clarté pascale, engage-toi librement sur le chemin, à la fois ancien et nouveau, ouvert aujourd’hui sous tes pas.

Sur ce chemin souffle pour toi le grand vent de l’Esprit. C’est Lui, l’Esprit Saint, qui mettra le nom de Jésus à la racine de tes choix quotidiens, remplira tes efforts de sa puissance de Salut, construira dans l’amour les communautés humaines que tu contribues à bâtir.

La pratique attentive et cordiale de cette Règle de Vie fera de toi un disciple sans autre sécurité que le Maître qui veut établir en toi sa demeure et requiert ton amitié. Elle te façonnera un cœur d’apôtre, passionné d’amour pour les hommes de ce temps, sans autre référence que le Cœur de Jésus, blessé sur la croix et de qui jaillit pour toutes les générations la source de la vie.

Témoin heureux et contagieux de la divine liberté du Christ, avance au milieu du monde avec l’assurance que
donne l’expérience spirituelle, dans la foi. Le monde d’aujourd’hui, avec ses grandeurs et ses impasses, ses défis et
ses espoirs, est le monde que Dieu aime et veut sauver en Jésus-Christ.

Laisse s’incruster en toi les mots-clés de ce texte : Comme le Père m’a envoyé», «II s’est fait pauvre’
«Enseigne-nous à prier», «II s’est fait obéissant», «Libres pour aimer». Ils te conduiront dans une humble fidélité,  au rythme des engagements que tu prendras, au secret de l’Amour.

Tous ensemble, frères et soeurs de l’Institut séculier du Cœur de Jésus et de l’Association de vie évangélique qui est pleinement unie, nous faisons profession de tendre, dans la diversité de nos ministères et la sécularité de nos existences, à vivre aussi totalement que possible les exigences et le rayonnement de la consécration baptismale. Cette Règle de Vie est le lien de notre unité. Nous recevons de l’Église, pour servir sa mission, le statut et la grâce qui nous permettent de mettre en œuvre l’intuition de Pierre de Clorivière, de «faire refleurir la dignité de chrétien et de prêtre » dans tous les secteurs de l’activité humaine, «pour la gloire de Notre Seigneur Jésus-Christ et le salut du monde entier  C’est !à notre espérance.

Et que souffle sur le monde, par notre audace apostolique, un vent d’amour  qui régénère.

andré loisel,
responsable général
Chapelle de la Fosse-Hingant – le 2 février 1987
.

Dans une histoire

Avec le secours de la grâce divine, sous les auspices  la très sainte Vierge Marie, à qui, comme à une mère pleine de tendresse et une protectrice très puissante, nous nous consacrons de tout notre cœur et pour toujours en qualité de ses enfants et des moindres de ses serviteurs ; comme aussi de tous les saints que nous révérons, et en particulier de saint Ignace, que nous choisissons pour père et pour patron (…), nous faisons tous ensemble une alliance religieuse et un pacte sacré. » (Acte d’association, 2 février 1791).

Presque deux siècles après sa naissance, notre famille spirituelle tente aujourd’hui de se définir une nouvelle fois. Elle le fait dans l’action de grâce pour tout ce qui lui a été donné et pour les hommes qui, à des époques bien différentes, ont été pour elle les ministres des dons de Dieu.

2. Le 2 février 1791, Pierre de Clorivière, prêtre du diocèse de Saint-Malo (France), après avoir été jésuite jusqu’à la
suppression de la Compagnie, s’associait neuf compagnons, dont un laïc, pour « faire refleurir la dignité de chrétien et
celle de prêtre, unie à la pauvreté et à l’humilité religieuse…pour la gloire de notre Seigneur Jésus Christ et le salut du
monde entier ». La Société du Cœur de Jésus ainsi fondée voulait établir « dans le siècle » la recherche de la « perfection » évangélique jusque-là réservée aux religieux. Après avoir traversé les temps difficiles de la Révolution française, elle disparut vers le milieu du XIXe siècle.

3. Le 29 octobre 1918, l’abbé Daniel Fontaine, du diocèse de Paris, reprit l’idée du Père de Clorivière. et la Société se
développa d’abord en France, puis dans un bon nombre de pays d’Europe et du monde. Elle proposait à ses membres une spiritualité à la fois séculière et « religieuse», profondément marquée par la tradition ignacienne. Elle les voulait contemplatifs dans l’action, décidés à vivre dans l’intimité du Cœur du Seigneur et à travailler à l’avènement du Royaume de Dieu.

4. L’association créée par Pierre de Clorivière trouva une forme canonique avec la constitution Provida Mater Ecclesia
de Pie XII (1947) et devint un institut séculier en 1952 : par là, elle prenait meilleure conscience de son caractère spécifique, non point vie religieuse transposée, mais recherche de perfection évangélique dans la condition de prêtres diocésains. Fidèle à l’intuition de son fondateur, elle cherche à préciser toujours mieux sa vocation, offrant à ses membres une amitié spirituelle au service de leur mission, sans les distinguer en rien de leurs frères. Elle essaye humblement d’être pour eux école de prière et de vie évangélique pour le salut du monde.

5. Deux assemblées générales ont jalonné la marche de    l’institut depuis la parution de la « reg e de vie» en 1969. La fidélité réclamait de nous des insistances, des ouvertures, la mise en lumière d’aspects nouveaux ce notre      vocation, avec les orientations qui en découlaient.

L’assemblée de Chartres en 1972 a approuvé une première rédaction de la règle de vie ; elle a voulu aussi une
ouverture à toutes les nations et à tous ceux qui cherchent une vie évangélique, prêtres et laïcs, hommes et femmes. En 1978, l’assemblée de Saint-Thomas (R.F.A.) a mieux pris conscience encore du caractère international de l’institut. Elle a mis en évidence l’originalité séculière de tous les aspects de notre vocation. Elle a montré enfin comment notre vie tout entière trouvait son unité dans la contemplation du Cœur de Jésus. C’est à l’assemblée de 1984, tenue à Chantilly, que nous devons la première proposition d’un statut canonique des laïcs, mariés ou célibataires, dans l’institut ou en lien avec lui.

5 bis. En 1997, a été créée la «Famille Cor Unum». Elle regroupe:

– un Institut séculier sacerdotal ;

– un Institut séculier féminin pour des femmes célibataires ou veuves ;

– un Institut séculier masculin pour des hommes célibataires ou veufs ;

– une Société de vie évangélique accueillant, ensemble, les différents états de vie.

6. Après tant d’années, les formes de vie ont changé, et le vocabulaire aussi. Bien des façons de faire semblent nou-
velles en ces années qui suivent le second concile du Vatican, mais l’Église veut rester fidèle à Jésus Christ, progressant dans l’intelligence de son mystère et dans son attention à tous les hommes. Les membres de l’institut veulent cette fidélité à l’héritage qu’ils ont reçu et le même progrès pour une meilleure annonce de l’Évangile. Aussi la présente règle de vie est à la fois nouvelle et ancienne. Elle présente une avancée sur un sillon ouvert il y a bien longtemps par l’Esprit de Dieu dans l’histoire des hommes.

Un projet, une grâce

«Jésus leur dit: «Venez, suivez-moi. Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes». Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivent. » (Me 1, 17-18).

Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit: «Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive»  (mc 8, 34).1.

» Nous faisons tous ensemble une alliance religieuse un pacte sacré afin que, marchant chaque jour de plus près sur les traces de Jésus-Christ crucifié. Notre Seigneur, chacun selon la mesure de la grâce que la bonté divine daignera lui accorder, et que, réunissant toutes nos forces, nos soins, nos conseils et nos travaux, nous nous efforcions  de faire en sorte que, la dignité du chrétien (…) étant jointe avec la pauvreté et l’humilité religieuse, elle refleurisse de plu’. en plus et dans nous-mêmes et par toute la terre. » (Acte d’association, 2 février 1791).

7. Ces pages veulent exprimer un don de Dieu. Tu les liras    dans la foi et l’action de grâce. Elles te portent aussi un
appel. Tu les recevras comme une parole de miséricorde, mais aussi comme une parole qui nous provoque à la con-
version. Tu aimeras t’en nourrir souvent, seul et avec tes frères.

8. La Famille Cor Unum réunit des hommes et des femmes de différents états de vie qui ont décidé de suivre le Christ
de plus près à l’école du Père de Clorivière. Les uns comme les autres, selon le statut particulier choisi par chacun dans la Famille, mais inspirés par le même Livre de vie, nous voulons suivre chaque jour Jésus dans sa vie, sa mort et sa résurrection. Nous voulons nous appliquer à vivre dans une fidélité totale à l’Évangile au service du Royaume.

9. Nos groupes nous appellent à une amitié nouvelle, fondée sur une grâce commune et sur une certaine façon
d’exprimer l’Évangile dans notre vie. Cette amitié se fortifie dans le partage de notre vie spirituelle et apostolique. Elle
est au service de tous.

10. L’appartenance à l’institut ne nous place pas dans une condition particulière. Décidés à vivre selon l’Esprit, nous
voulons nous y aider par le partage de ce qui est au cœur de notre vie : l’amour de Jésus Christ et le service des
hommes. Assurés qu’une foi, une espérance et un amour qui ne s’exprimeraient pas, seraient en danger de se perdre, nous nous promettons de nous donner les uns aux autres la joie d’échanges simples, à la fois stimulants et discrets. C’est l’Esprit de Dieu qui assemble notre famille. C’est lui qui nous unit dans nos diversités. Il nous fait grandir ensemble en Église dans l’amour du Père et de celui qu’il envoie, Jésus Christ.

1 – Suivre le Christ
dans sa mission

Au milieu du monde

«Le verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous. (Jn 1, 14 a).

«Celui-là n’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de José. de Jude et de Simon?»
(Mc 6, 3 a).

«Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais. » (Jn 17, 15).

«Soyez persuadé que nous ne désirons rien que ce qui peut vous approcher davantage de la vie de Jésus-Christ conversant avec les hommes; c’est celle que dans la Société on fait profession d’imiter, comme la plus propre à
procurer la gloire de Dieu et le bien des âmes. Dussions-nous partager le reproche qu’on lui faisait si injustement: Voilà un glouton et un ivrogne, et un ami des pécheurs. » (Lettre à Moysant, 1er juillet 1797).

11. Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils. L’Évangile est la révélation de cet amour et l’avènement de
cette proximité. Jésus a été en tout semblable aux hommes, hormis le péché, pour que nous devenions semblables à lui. En son temps, il s’est inséré dans une famille, un village, un pays, une culture, vivant au milieu de nous comme l’un d’entre nous. « Le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous». Sa présence transfigure la vie des hommes. C’est là que nous sommes appelés à le reconnaître pour travailler avec lui.

12. Nés dans le monde, nous portons jusque dans notre chair la trace de nos origines. Solidaires à la fois de notre
milieu et du monde entier, nous sommes marqués par la culture de notre pays et de notre temps. Nous avons à prendre conscience de cette condition d’homme avec son dynamisme et ses lourdeurs, à accueillir les richesses des autres, si étranges soient-elles, pour être capables de collaborer avec tous à la construction d’un monde meilleur.

13. Hommes au milieu des hommes, nous voulons vivre selon l’Esprit du Christ. Nous voulons connaître et aimer nos
frères, partager leur vie et les servir comme a fait celui qui est passé au milieu de nous serviteur, lui le Seigneur et le
maître. C’est lui qui suscite en nous la volonté d’être attentifs à tous, à l’écoute de l’Esprit qui travaille au cœur de tout
homme.

14. Il y a bien des façons d’être proche des hommes. Tu chercheras où et comment le Seigneur t’appelle au milieu
d’eux. Il te faudra connaître les forces de toute nature qui travaillent ce monde, les courants de pensée qui le traversent et nous habitent, les intérêts qui s’y affrontent, les structures qui écrasent ou font grandir. Tu auras à accepter que d’autres, proches ou lointains, portent sur le monde un autre regard que le tien. Mais tu n’oublieras pas que c’est d’abord le cœur qui nous fait prochain de ceux que nous rencontrons. Aussi tu veilleras à grandir dans la simplicité et l’humilité qui te rendront digne de l’amitié des plus petits. Ces dispositions te permettront d’entendre des appels nouveaux et de chercher avec tes frères, prêtres et laïcs, des formes toujours nouvelles de présence au monde.

Comme le Père m’a envoyé…

« Jésus leur dit de nouveau : «La paix soit avec vous !De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie». » (Jn 20, 21 b).

«  D’ailleurs le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser,mais pour annoncer l’Évangile, et sans avoir recours à la
sagesse du langage humain, ce qui viderait de son sens la croix du Christ. » (1 Cor 1, 17).

(Paul aux anciens d’Ephèse) «Mais pour moi la vie ne compte pas, pourvu que je tienne jusqu’au bout de ma
course et que j’achève le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu. » (Actes 20, 24).

«Une marque à laquelle on peut reconnaître sûrement si l’amour est surnaturel, c’est quand on aime universellement tous les hommes, sans distinction d’amis ou d’ennemis, de parents ou d’étrangers, et quand on veut du bien, quand on fait du bien, autant qu’on le peut, à tout le monde. On n’a pas cet amour de charité, sans lequel on ne peut être
dans la grâce de Dieu, à moins qu’il ne s’étende à tous les hommes. » (7e lettre circulaire, 29 mai 1805).

15. Venu dans le monde pour révéler l’amour du Père et apporter aux hommes la vie de Dieu, Jésus a fait de la mission confiée par le Père sa nourriture quotidienne. Il a poussé l’amour des siens qui étaient dans le monde jusqu’à
la limite extrême du don.

16. L’Église a reçu de son Seigneur la mission de poursuivre son oeuvre. Depuis la Résurrection, elle est envoyée au monde pour annoncer l’Évangile à toute créature. Elle ne vit pas pour elle-même, mais pour dire la Bonne Nouvelle. 
C’est sa raison d’être et sa véritable identité.

17. L’annonce de l’Évangile au monde est aussi la raison d’être et l’identité de notre institut, qui se veut fidèle à la
mission du Christ confiée à l’Église.

18. Comme Jésus, nous sommes à la fois consacrés et envoyés dans le monde. Ces deux aspects de notre vocation
ne peuvent être séparés. Suivant le Christ de plus près, nous entrons plus profondément dans son amour rédempteur.

19. Cette mission, tu la porteras comme un feu. Elle nourrira ta prière. Elle inspirera tes choix. Elle te conduira sur des
routes nouvelles.

20. Le monde où le Seigneur t’envoie est marqué par l’incroyance mais sauvé en Jésus Christ. Les hommes que
tu rencontreras se réfèrent peut-être à une foi différente, ils n’en sont pas moins travaillés par l’Esprit du Christ
ressuscité qui t’a précédé au milieu d’eux.

21. C’est le peuple de Dieu tout entier qui porte la responsabilité de la mission. Tu veilleras donc à cette solidarité
essentielle selon ta vocation personnelle : prêtre au milieu de tes frères prêtres autour de ton évêque, laïc dans une
paroisse, un groupe ou un mouvement.

22. Tu aimeras à te remettre souvent en face de l’appel du Christ, afin de le raviver en toi et de te convaincre de nouveau que l’essentiel est de vivre en communion avec Celui qui t’envoie.

23. Pour progresser dans la fidélité à la mission – celle du Christ qui est aussi la tienne -, tu accueilleras la provocation
de tes frères et de tes sœurs comme un don de Dieu.

Il s’est fait pauvre

» En cours de route, un homme dit à Jésus : «Je te suivrai partout où tu iras». Jésus lui déclara : «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête». » (Lc 9,
57-58).

« Une seule chose encore te manque : Tout ce que tu as, vends-le et distribue-le aux pauvres, et tu auras un
trésor dans les deux; puis, viens, suis-moi. » (Lc 18, 22).

« Appelés sous l’invocation du Cœur adorable de Jésus pour en retracer, dans ces derniers âges, les  principaux traits, et surtout son tendre amour pour les hommes ; unis ensemble dans ce divin Cœur, ayant tous les mêmes désirs, les mêmes sentiments qui sont ceux de ce même Cœur, ne vivant que pour le glorifier et le faire glorifier, de quel œil peuvent-ils voir les biens de la terre ? S’ils en conservent quelque usage, c’est sans attache, sans estime. » … (3e lettre circulaire, 19 juillet 1799).

24. Celui que nous entreprenons de suivre a préféré les pauvres. Les indigents, les marginaux, les victimes de l’injustice, les malades l’ont accueilli comme l’un des leurs. Ils ont découvert en lui l’éminente dignité du pauvre selon le cœur de Dieu.

25. Cette pauvreté de cœur nous met dans les mains du Père. Elle nous rend libres, proches des hommes et proches
de Dieu, disponibles pour annoncer Jésus Christ.

26. A sa suite, humblement, nous faisons choix de la pauvreté. Il nous apprendra à nous accepter tels que nous sommes, à lutter pour la justice, à préférer le service des hommes à la puissance et à l’argent, l’amitié a toute forme
de domination. Conscients de la difficulté d’un tel choix, nous voulons le refaire chaque jour pour y progresser
patiemment. Dans cet apprentissage, les pauvres seront nos maîtres.

27. Tu as entendu l’appel du Seigneur à une pauvreté volontaire. Fais en sorte qu’elle entre vraiment dans ta vie.
Accepte de manquer quelquefois, car les pauvres manquent souvent. Aie le souci de partager avec tes proches et avec tous pour montrer au monde que le Royaume de Dieu est un Royaume d’amour. Sois à l’écoute des autres cultures pour te faire plus proche des hommes et découvrir avec eux les dons que Dieu leur a faits. Les envoyés du Seigneur n’ont d’autre richesse que l’Évangile. Pour la liberté de leur mission, ils abandonnent facilement les privilèges  que leur ont valu, même légitimement, les circonstances historiques.

28. N’oublie pas que les plus nécessiteux ont des droits sur tes propres biens, sur les biens de l’Église et sur les
biens de l’institut. Apprends à faire de toute gestion une révélation de l’Évangile.

29. Sache préférer le service de ceux qui sont démunis, de ceux qui sont oubliés ou rejetés. Tous ceux qui ont été
l’objet d’une sollicitude particulière de Jésus: les pauvres, les malades et les pécheurs ont le droit d’être pleinement
reconnus dans leur dignité d’hommes et de fils de Dieu. Prends donc les moyens de découvrir les formes de pauvreté qui se manifestent autour de toi. Tu en chercheras les causes et tu auras le courage de prendre la parole et d’agir,
même au risque de te compromettre avec les victimes de l’injustice.

30. Tu n’atteindras pas d’un coup cette pauvreté à laquelle Dieu t’appelle. Aussi tu t’y efforceras avec l’appui des frères et des soeurs que le Seigneur t’a donnés, sans jamais perdre de vue le Christ et les pauvres.

Enseigne-nous à prier

» Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda: «Seigneur,
apprends-nous à prier, comme Jean-Baptiste l’a appris à ses disciples». » (Le 11, 1).

« Et voici la preuve que vous êtes des fils envoyés par Dieu, l’Esprit de son Fils est dans nos cœurs, et il crie vers le Père en l’appelant «Abba»! » (Gal. 4, 6).

« Soyez toujours dans la joie. priez sans cesse, rendez grâce en toute circonstance, car c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. » (1 Thess. 5, 16-18).

« Nous regarderons comme le temps le plus précieux de la journée les heures qui seront particulièrement destinées à la prière. Ces moments où l’âme reçoit sa réfection : où dégagée de tout autre soin, elle s’occupe uniquement de Celui pour lequel elle a été créée ; où tout la rappelle à Dieu, où elle peut, sans contrainte, donner un libre essor à ses saints désirs, ces moments seront pour elle ce que l’aliment est à l’homme pressé de la faim, ce que la mer est au poisson qu’on aurait tiré de son élément. » (Prière et Oraison, pp. 79-80).

31. La prière du Christ est l’unique prière : elle est incomparable, et il n’y a pas de prière qui n’habite la sienne : nous
prions en lui et il prie en nous, lui qui nous communique son Esprit. Conscients de la médiocrité de nos balbutiements,
nous prenons assurance dans la force du cri d’amour qui jaillit du Cœur du Fils pour le Père.

32. C’est dans l’Église que nous rejoignons la prière du Christ. Qu’il s’agisse d’une modeste assemblée ou d’une
liturgie solennelle, Jésus est au milieu de nous pour s’adresser au Père. Alors même que tu fermes la porte de ta
chambre pour prier dans le secret, tu es associé au peuple de Dieu tout entier.

33. Comme la prière du Christ, notre prière est tissée dans la trame de la vie elle-même. Contemple Dieu à l’œuvre
dans l’événement; laisse-toi éclairer par sa Parole; entre ainsi résolument dans le chemin qu’il te propose.

34. Les formes de prière sont aussi variées que les accents de l’amour. Nous pensons que Dieu attend de
nous une prière plus contemplative. Nous voulons prier avec Jésus sur la montagne et dans la solitude de l’agonie et
de la croix, répondant ainsi à l’appel que nous avons entendu. Jésus nous invite à donner du temps à la prière.
Fais une place dans ta vie à l’oraison prolongée, même au prix d’un effort, non pas pour t’acquitter d’un exercice,
mais avec la liberté et la joie de l’amour. Comme Jésus, tu vivras des jours où la foule ne te laissera pas le loisir de
te retirer, mais il y en aura d’autres – et tu as le devoir de les ménager – où tu te retireras dans la solitude pour chercher la face de Dieu.

35. Nous vivons ensemble cette aventure de la prière. Nos rencontres sont les lieux privilégiés d’une contemplation qui invite à la conversion et à l’action de grâce. Ensemble, nous écoutons la parole de Dieu ; ensemble, nous célébrons  le Seigneur à l’action dans nos vies et dans le monde; ensemble nous renouvelons dans la foi notre façon de voir les hommes et les événements. Notre recherche s’appuie sur la recherche des frères, sur l’aide du groupe et sur la tradition de notre famille qui veut être humblement école de prière.

Il s’est fait obéissant

« Moi, Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé par Dieu pour être apôtre, mis à part pour annoncer la Bonne Nouvelle. » (Rm 1, 1).

«  Vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » (Actes 1,8).

« Alors je t’ai dit: Me voici, mon Dieu, je suis venu pour faire ta volonté, car c’est bien de moi que parle l’Écriture. » (Hb 10, 7).

«Le vœu d’obéissance doit être regardé comme le moyen le plus puissant pour arriver à la plus haute perfection. C’est par ce vœu que l’homme fait à Dieu le sacrifice le plus entier de soi-même, qu’il se garantit davantage des pièges de Satan ; qu’il s’élève le plus au-dessus de lui-même, qu’il attire sur soi plus de grâces; qu’il rend ses actions plus méritoires, et qu’il marche de plus près à la  suite de Jésus Christ. » (Premier plan, août 1790)

.36. L’obéissance du Christ à son Père l’engage tout entier au service du Royaume. Pour ce service, il assume la condition humaine et les événements qui ont marqué son histoire. Fidèle jusqu’au bout à son engagement, il se fait obéissant jusqu’à la croix, se livre à la mort et de son côté ouvert répand «des fleuves d’eau vive».

37. Comme Jésus et avec lui, nous nous livrons à la volonté du Père en nous engageant au service du Royaume.
Par notre fidélité de tous les instants nous sanctifions cette portion du monde et du temps où nous sommes insérés.
Notre obéissance se manifeste dans notre volonté de travailler au salut des hommes, dans l’amour de tous et
surtout des pauvres et des pécheurs, dans le courage pour entreprendre et l’humilité pour servir. Elle nous pousse à
faire en sorte que tout pouvoir, à commencer par le nôtre, soit exercé comme un service. De cette manière, nous participons aux sentiments du Cœur de Jésus Christ et à la mission du véritable et unique pasteur.

38. Jésus est le véritable envoyé du Père. A son tour il envoie l’Église. C’est en son sein et en solidarité avec tous
les membres du corps du Christ que tous, laïcs et prêtres, nous sommes envoyés à notre tour. Prêtres, nous tenons à
la solidarité du presbyterium autour de l’évêque qui préside à la charité. Laïcs, nous nous situons dans des communautés: famille, profession, cité, Église. Notre obéissance et notre mission s’expriment dans tous les Iiens que ces communautés supposent. Tous, nous annonçons l’Evangile dans le monde, là où nous sommes et par les moyens du monde.

39. Nous nous engageons à une fidélité aussi totale que possible à la volonté du Seigneur telle que nous la lisons
dans les événements. Nous nous appliquerons à la découvrir jour après jour avec l’aide de nos frères et de nos sœurs.

Libres pour aimer

« J’aurai beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurai beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. » (1 Cor 13, 3).

«Oui, cherchez à imiter Dieu puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. Vivez dans l’amour comme le Christ: il nous a aimés et s’est livré pour nous en offrant à Dieu le sacrifice qui pouvait lui plaire. » (Eph. 5, 1-2).

« Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il le créa homme et femme. » (Gn 1, 27).

« Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré pour elle. »  (Eph. 5, 25).

« Uniquement occupés du soin de plaire au Seigneur, animés du même esprit, comme de véritables enfants de
Dieu, les premiers chrétiens en recevaient tous ensemble le mouvement et la vie. (…) Ils s’estimaient, ils s’honoraient
réciproquement, et se désiraient les uns aux autres toutes sortes de biens. » (2e lettre circulaire, 1er mai 1799).

40. Né de la femme, né sous la loi, Jésus a connu les liens du sang. Dans sa condition humaine, il est pleinement remis au Père et consacré par l’Esprit. Il a vécu l’amour humain sous la forme du célibat et pris pour famille ceux qui écoutent la parole de Dieu et la gardent. Sa chasteté exprime sa liberté, sa tendresse, son respect, son accueil ; elle est libératrice pour ceux et celles qui le rencontrent.

41. Jésus vit une nouvelle conception du bonheur et de la fécondité. Plus solidaire des isolés, des délaissés, des
mal aimés, il ouvre à tous ceux qui le suivent le chemin du Royaume ; son célibat préfigure le monde de la résurrection.

42. La vocation de la chasteté est de manifester un amour gratuit et universel : amour de Dieu et amour des hommes.
Elle rend à l’amour humain et à la sexualité leur véritable signification dans la relation aux autres. Long chemin de tendresse et de transparence, parfois de difficultés et de luttes, elle nous conduit au respect et à l’accueil des autres dans leurs différences. A la jointure de l’âme et du corps, elle est un don merveilleux de Dieu. Hommes ou femmes, mariés ou célibataires, Dieu nous a fait pour aimer avec toutes les richesses de notre personnalité.

43. Le don du célibat pour le Royaume ouvre à l’avenir de Dieu et nous empêche de nous enfermer sur nous-mêmes.
Il ne peut être isolé des autres aspects de notre vie au milieu des hommes : disponibilité, vie fraternelle, prière, pauvreté, engagement. La chasteté vécue dans le célibat conteste tous les repliements et les particularismes.

44. Dans le mariage la chasteté consacre l’amour des époux, un amour qui prend toute la personne et s’épanouit
dans les enfants, un amour qui est appelé à grandir tout au long de la vie. Comme l’Église tout entière, le couple devient ainsi pour le monde un signe du Royaume.

45. C’est dans ces perspectives que notre appartenance à l’institut nous stimule à vivre l’aventure de la chasteté.
Nous sommes, les uns pour les autres, gardiens de nos engagements et éducateurs de notre fidélité. Vécue dans le
mariage ou dans le célibat, la chasteté nous apparaît d’un grand prix pour l’Église et pour le monde.

Il – Ensemble

La communion fraternelle

«Puisqu’il y a un seul pain, nous sommes tous un seul corps; car tous nous participons à cet unique pain. »
(1 Cor. 10, 17).

« Ils étaient fidèles à écouter l’enseignement des Apôtres, à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières. » (Actes 2, 42).

« Ce qui distingue surtout les premiers chrétiens, c’est l’union parfaite qui régnait entre eux, union si grande qu’ils n’avaient tous ensemble qu’un cœur et qu’une âme. C’est aussi ce que nous devons principalement nous proposer d’imiter. » (2e lettre circulaire, 1er mai 1799).

46. Ceux que Jésus Christ a appelés au baptême, ceux qu’il a déclarés ses amis sont unis entre eux par des
liens fraternels dont il est lui-même la source et le modèle. Cette communauté d’amour se réalise dans une légitime
diversité au sein du peuple chrétien en qui l’Église se réjouit de voir s’épanouir des familles spirituelles particulières.
Membres de l’institut, nous sommes frères et sœurs à un titre nouveau.

47. Nous nous promettons d’être les uns pour les autres des compagnons de route pour les jours heureux comme
dans les passages difficiles. Nous accueillant les uns les autres avec nos difficultés et nos tensions, nous nous laissons conduire par l’Esprit pour n’avoir ensemble qu’un cœur et qu’une âme.

48. La grâce des fraternités n’appartient pas à une nation, mais à l’Eglise. Elle s’épanouit en franchissant toute frontière quelle qu’en soit la nature. Elle nous appelle à recevoir et à donner. Notre amitié est un don de Dieu pour le service du monde.

49. Nous nous sentons en profonde sympathie avec tous ceux qui ont le souci d’une vie plus évangélique, et nous
serons toujours heureux de cheminer avec eux. Nous nous efforcerons de promouvoir partout une fidélité aussi radicale que possible à l’Évangile.

Rencontres

«C’est pourquoi, réconfortez-vous mutuellement et édifiez-vous l’un l’autre, comme vous le faites déjà. »
(1 Thess. 5, 11).

« Tous ceux qui étaient devenus croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun; ils vendaient
leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun. » (Actes 2, 44-45).

« // nous faut former tous ensemble un peuple saint qui se fasse un devoir de pratiquer ce qu’il y a de plus parfait dans les conseils évangéliques. Je crois que l’usage des conférences peut y contribuer beaucoup ; j’ai à cœur
qu’elles se fassent régulièrement et de manière à les rendre utiles et propres à ranimer chaque fois, dans tous les cœurs, le feu de l’amour et le zèle pour notre perfection et pour celle du prochain. » (Lettre à Antoine de Lange, 3 août 1797).

50. Nous nous retrouvons, d’abord, dans la contemplation du même Seigneur qui nous envoie au monde et dans une
prière fraternelle les uns pour les autres. Nous essaierons aussi de nous rencontrer souvent, comme des amis qui
ont besoin les uns des autres pour répondre à leur vocation. Nous participerons surtout aux réunions régulières du
groupe de notre branche qui est le lieu habituel de notre recherche évangélique.

51. La réunion de groupe est d’abord l’occasion d’un partage de tout ce qui fait notre vie : joies et peines de chaque
jour : événements du monde, événements de la mission de l’Eglise, expériences de la prière, efforts pour vivre selon
l’Évangile. Chacun s’y exprime simplement et nous voulons que jamais l’un de nous ne parte sans avoir été écouté.

52. Le groupe doit se faire école de vie évangélique. Aussi essayons-nous d’y regarder notre vie à la lumière de l’Évangile dans la docilité à l’Esprit qui nous conduit à la vérité tout entière. Il s’agit de bien voir dans toutes leurs dimensions les événements qu’il nous est donné de vivre. Il s’agit de les éclairer par la parole de Dieu et la référence  la Pâque de Jésus. Il nous faut enfin entendre, au cœur même de cette vie, les appels du Seigneur à une conversion constante et à une croissance dans l’amour de Celui qui nous a envoyés.

53. Le groupe se réunit autour d’un responsable à qui est confiée plus particulièrement notre amitié fraternelle. C’est
à lui qu’il appartient de cultiver, au nom de toute notre famille et de l’Église, la grâce qui est faite à chacun et au
groupe lui-même. A lui de la reconnaître et de la favoriser. Son service parmi nous doit être humble et fraternel. C’est
dans un dialogue qu’il nous aidera à entendre les exigences divines.

54. Le responsable du groupe, avec la participation de tous les membres, veille à l’animation des réunions et à l’éducation mutuelle à la vie évangélique dont elles sont l’occasion. Témoin de la spiritualité de notre institut, telle que nous l’avons reçue de nos fondateurs et de tous ceux qui ont essayé d’en vivre, il authentifie la recherche commune en union avec tous les autres groupes et les autres responsables.

55. Il nous faut veiller à ce que personne ne soit abandonné et faire en sorte que l’isolement géographique,
comme celui qu’entraîne l’âge ou la maladie, ne fasse pas tort à nos relations fraternelles. Ceux ou celles qui ne peuvent pas fréquenter les réunions s’appliquent à rester en contact avec un groupe connu et un responsable.

56. Il arrivera que certains d’entre nous, privés des réunions normales, puissent rejoindre les membres d’autres
associations dont les aspirations sont proches des nôtres. C’est avec eux qu’ils poursuivront alors leur recherche de vie évangélique. Ils garderont cependant des liens avec un groupe et un responsable qu’ils seront toujours heureux de retrouver.

57. Nos groupes accueilleront avec joie et simplicité d’autres personnes qui souhaiteraient prendre part à leurs
réunions. On conservera à celles-ci leur caractère propre, mais on tiendra aussi à pratiquer cette hospitalité spirituelle
avec la discrétion nécessaire.

58. Les récollections régulières seront, avec les retraites annuelles, des lieux privilégiés de formation et de renouvellement selon l’esprit de l’institut.

59. Dans le désir de mieux répondre à la mission, certains, qui ont des responsabilités semblables, aimeront se rencontrer pour en confronter l’exercice avec le charisme de l’institut.

60. Tout ce qui est ainsi vécu sera célébré de temps en temps dans des assemblées diocésaines, régionales et
générales pour rendre grâce au Seigneur et discerner ses nouveaux appels dans l’institut.

61. L’amitié fraternelle et l’ensemble de ces rencontres permettront aux frères de se mettre en Église au service des
hommes de notre temps.

Dans une humble fidélité

« Vous saurez donc que le Seigneur votre Dieu est le vrai Dieu, le Dieu fidèle qui garde son alliance et son amour pour mille générations à ceux qui l’aiment et gardent ses commandements. » (Dt 7, 9).

« Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. » (Mat. 25, 21).

«Il fit de même pour la coupe après le repas, disant: «Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, versé pour vous.»» (Lc 22, 20).

« C’est par la pratique des vœux qu’on marche de plus près sur les traces de Jésus Christ et de ses apôtres qui ont tout quitté pour le suivre. (…) Moins il y a, dans l’état présent des affaires, des liens extérieurs pour nous tenir réunis, moins ces liens sont forts, plus il est nécessaire de nous unir tous ensemble en Jésus Christ de la manière la plus étroite par des liens intérieurs et spirituels. » (Spécimen, 1792).

62. La vie selon la présente règle et nos statuts, dans un institut approuvé par l’Église, est notre façon à nous de célébrer l’alliance promise à Abraham et réalisée en Jésus-Christ, alliance où nous a introduits notre baptême.

63. Dieu a été fidèle à sa promesse. Il est fidèle à l’alliance qui saisit toute l’étendue du temps. Nous voulons être
fidèles nous aussi. Nous voulons répondre à l’invitation entendue à vivre selon l’Évangile de Jésus dans la pauvreté,
la prière, la chasteté, la vie fraternelle et l’obéissance au service de l’Église et de sa mission. Dès les premiers engagements, nous donnons notre vie. Mais nous savons aussi les lenteurs de nos évolutions, nos résistances personnelles  et le poids de nos environnements. C’est tout cela que nous voulons changer et nous nous appuyons sur la fidélité de Jésus Christ.

64. Après une période d’initiation, dont chacun fixera la durée avec l’accord de son groupe et de son responsable
dans les limites fixées par son statut, les membres feront, pour un temps, promesse à Dieu de vivre selon l’Évangile à
l’école de l’institut. Puis, pour répondre à Celui qui ne manque jamais à sa parole, ils prononceront un engagement
perpétuel, signe de l’alliance de l’Église avec son Seigneur. Cet engagement sera modulé selon l’état de vie de chacun. Il établira dans le célibat consacré ceux qui l’ont choisi, consacrera une nouvelle fois l’alliance des personnes mariées et enracinera chacun davantage dans la grâce baptismale.

65. Cet engagement manifeste notre appartenance à un institut séculier ou à l’association de vie évangélique qui lui
est associée. Par cet engagement l’Église confirme notre désir de suivre de plus près le Christ en qui nous avons été
plongés par le baptême; elle nous lie à un mode de vie évangélique approuvé par elle. Par cet engagement notre
famille accueille chaque membre dans les liens d’une amitié fraternelle, lui offrant les moyens de répondre à sa vocation et à sa mission.

66. Par cette promesse, frère, sœur, tu es établi dans une amitié au service de l’Evangile. Tu es engagé dans une
recherche commune de fidélité au message du Seigneur et à sa mission. Tous les groupes avec toi sont engagés dans cette même recherche. Ils auront constamment à progresser et à inventer des formes nouvelles de fidélité selon ce que Dieu leur suggérera. Voici que ta promesse t’a mis en chemin à la suite de Celui qui est la route.

67. A la suite du Seigneur, Marie est la première à entrer dans le monde nouveau et à s’engager dans cette œuvre
immense. Elle est par excellence la vierge fidèle. De l’Annonciation au Calvaire, elle est servante pour faire la
volonté de Dieu, pour être la mère de son Fils et la mère des hommes. Comme à Cana, au Golgotha et au Cénacle,
partout où naît et grandit l’Église, elle est là. Elle soutient la prière des Apôtres et les accompagne dans leur mission.
Elle nous ouvre une route et nous enseigne par sa disponibilité à inventer les voies nouvelles de la fidélité et de la mission. Lui faire place dans nos vies nous fait entrer dans les dispositions du Cœur de Jésus.

Le Cœur de Jésus

« C’était le jour solennel où se terminait la fête des Tentes. Jésus, debout dans le temple de Jérusalem, s’écria: «Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive, celui qui croit en moi! Comme dit l’Écriture : Des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur.» » (Jn 7, 37-38).

« Mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté, et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. » (Jn 19, 34).

« C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer. Parole du Seigneur Dieu ! La brebis perdue, je la chercherai, l’égarée, je la ramènerai; celle qui est blessée, je la soignerai. Celle qui est faible, je lui rendrai des forces. » (Ez. 34, 15-16 a).

« Car c’est l’amour que je désire, et non les sacrifices, la connaissance de Dieu, plutôt que les holocaustes. »  (Osée 6, 5).

« Le Cœur de Jésus est le symbole vivant et vivifiant de la charité divine ; il est tout amour et pour Dieu et pour les hommes. (…) L’amour du Cœur de Jésus pour Dieu est l’amour que le Fils de Dieu a pour son Père ; l’amour du Cœur de Jésus pour les hommes est formé sur le modèle de l’amour que son Père a pour lui: «Comme le Père m’a
aimé, moi aussi je vous ai aimés», il n’a point eu d’autres bornes que l’immense capacité du Cœur de l’Homme-
Dieu. » (Illettré circulaire, 14 février 1799).

68. La fidélité à la présente Règle de vie suppose une constante et radicale conversion dont Dieu lui-même est l’auteur: « Je vous donnerai un cœur nouveau, dit-il en Ezéchiel, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. » La révélation du cœur du Christ, image de Dieu qu’on ne peut pas voir et manifestation de sa tendresse, constitue le sommet de l’œuvre divine. En lui nous contemplons à la fois l’expression achevée du message divin et la source de la  vie.

69. Depuis plusieurs siècles, la tradition de l’Église aime à contempler le cœur du Christ comme le centre de sa personne, le lieu de son amour pour son Père et pour le monde. Ce symbolisme rejoint la contemplation de celui que nous avons transpercé et dont le côté a été ouvert, telle que nous la propose l’évangile de Jean. C’est dans cet esprit que le Père de Clorivière a voulu donner à la famille qu’il fondait le nom de «Société du Cœur de Jésus». Ce nom exprime en effet notre volonté d’union et de conformité à ce cœur en  qui résonne toute la richesse du cœur de Dieu.

70. Nous aimons à contempler le cœur du Christ tout entier donné au Père et tout entier livré aux hommes. Nous
retrouvons dans cette contemplation la richesse du mystère  pascal.

71. Nous sommes exposés à la superficialité et à la dispersion. Un regard sur le cœur du Seigneur nous invite à
dépasser les apparences : « L’homme regarde l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Le Christ ne nous a pas aimés en paroles seulement, mais avec tout ce qu’il est, jusqu’à sa vie donnée sur la croix, avec toute la richesse de son cœur : le silence du calvaire dépasse l’éloquence des mots. Nous voudrions que notre amour pour lui et pour les hommes soit aussi radical.

72. Le Père de Clorivière nous invite à partager les sentiments du cœur de Jésus. Nous voudrions être pour le Père
qui est aux cieux, des enfants aimants capables d’employer le mot de Jésus : «Abba, père chéri», capables aussi de
nous aimer les uns les autres, capables d’aimer les hommes  avec une authentique tendresse, et d’abord les pauvres, les malades et les pécheurs.

73. Souvent hésitants sur la route de l’amour et du don, nous voyons dans le cœur du Christ la source d’eau vive qui
jaillit en vie éternelle, la source de tout amour, cette source entrevue par Ezéchiel, promise à la Samaritaine et ouverte à la croix. Celui que nous avons transpercé est bien pour nous la source de la fidélité à notre vocation, la source des sentiments de son cœur qu’il nous invite à partager.

74. Telle est frère, sœur, la Règle de vie que tu as choisie. Elle exprime un appel adressé à un grand nombre de baptisés et une grâce qui leur a été faite. C’est aussi une grâce de Dieu pour toi : à la fois un don et un appel. Ce don t’est fait pour tous les hommes. Cet appel te réunit à des frères et t’envoie rejoindre le Christ sur les routes du monde. Contemple bien ce don. Entends cet appel. Accueille cette règle en ton cœur et mets-toi en route vers la rencontre de tous les peuples avec le Seigneur, au jour où il n’y aura plus ni cris, ni larmes, quand Dieu aura fait toutes choses nouvelles.

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Pierre de Clorivière

Pierre-Joseph Picot de Clorivière est né à Saint-Malo le 29 juin 1735 dans une famille aisée de commerçants et d’armateurs. Après avoir prié longuement, il acquiert la conviction que c’est dans la Compagnie de Jésus que Dieu l’attend et comblera son désir. Il entre au noviciat et y prononce ses premiers vœux deux ans plus tard.

En pleine période révolutionnaire, Pierre de Clorivière voit sa vie bouleversée par la suppression de la Compagnie de Jésus (1773). Il a alors l’intuition d’une forme de vie religieuse nouvelle, pleinement immergée dans le monde moderne et qui préfigure aussi ce qui deviendra au 20e siècle les instituts séculiers. Il devient fondateur de deux instituts : la Société du Coeur de Jésus et une société similaire pour des femmes, les Filles du Coeur de Marie.

Je conçus qu’il s’agissait de l’établissement comme d’une Société religieuse universelle qui serait ouverte à toutes sortes de personnes, de tout âge, de tout pays, de toute condition, qui seraient capables de la perfection évangélique…Ni l’une, ni l’autre ne séparerait ses membres du commun des fidèles (lettre du 6 avril 1810)

Le 2 février 1791, dix membres dont un laïc prononcent leur engagement dans la Société. Celle-ci se caractérise par une absence de signes visibles. Il n y a ni vie commune, ni uniforme, ni ouvres. Le contexte politique l’exige, mais Clorivière rejoint ainsi l’intuition des premiers évangélisateurs de l’Église primitive.

Les membres de la Société trouvent l’unité de leur vie personnelle dans le partage des sentiments du Christ. Ils sont placés (ou consacrés ?) dans le Coeur du Christ, signe de l’amour infini de Dieu. Ils rayonnent cet amour à la manière des premiers chrétiens qui ne faisaient « qu’un seul coeur et qu’une seule âme » (Ac 2).

Dès que la situation politique le permet, Clorivière s’empressera de multiplier les démarches auprès du pape et de son entourage afin que la jeune Société soit reconnue comme utile au bien de l’Église et du monde. Cette approbation permettra à la Société de se développer pour la plus grande gloire de Dieu.

Lors de la restauration de la Compagnie de Jésus, Clorivière sera invité à restaurer celle-ci en France. Il ne s’occupera plus de sa Société qui disparaîtra avec le dernier membre en 1866 avant d’être refondée par un prêtre de Paris, Daniel Fontaine, en 1918.

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Paris 2014

Message de l’Assemblée fédérale de la Famille Cor Unum – Paris 25 août 2014 – Sortir

1Un véritable temps de grâce a été vécu par notre Famille rassemblée au moment où notre pape François nous invite à “sortir de notre propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’évangile.” (EG n°20). Nous recevons cette Exhortation comme un encouragement à développer notre propre charisme missionnaire : être présent de multiples manières dans ces «périphéries», dans les combats pour la justice, la recherche de la paix et la dignité de chaque être humain,  tout en rayonnant de «la joie de l’Évangile».

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Les Naudières 2008

Dans ce monde que Dieu aime, Appelés à une communion fraternelle, Pour suivre le Christ dans sa mission.

 

Orientations  de la Famille Cor Unum

Les Naudières 2008

 

 

1 – Dans ce monde que Dieu aime

1 a  Dans la Famille Cor Unum, nous nous engageons à repartir résolument du Christ, afin de vivre et d’agir dans notre monde avec un discernement et un amour de disciple. « Plus nous nous laissons configurer à Lui par l’Esprit, plus nous le rendons présent et agissant dans l’histoire en vue du salut du monde. » (Orientations de Banneux 2002)

1 b  Voulant imiter sa démarche d’Incarnation, homme parmi les hommes, nous portons le désir actif que chacun puisse reconnaître l’Amour dont Dieu aime ce monde.

1 c   Cette qualité de présence au monde nous alerte sur les possibles étroitesses de nos horizons familiers. La famille Cor Unum n’est pas d’abord le lieu où nous trouvons les éléments de compréhension de l’actualité; mais l’appartenance à cette famille spirituelle vérifie et au besoin provoque et encourage notre insertion lucide dans le monde. Cette attitude caractérise l’engagement séculier dont nous nous réclamons.

 

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